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Citations-réflexions

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17 décembre 2015

De ces choses qui changent la vie d'une femme...

(partie 1 : introduction)

Je ne suis pas une militante. Loin de là. Et je ne parle pas facilement de ma vie "intime". Mais il y a des choses qui doivent être dites !

Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas été dérangée par le fait d'être réglée.
Et croyez-moi, c'est assez incroyable et inhabituel pour être souligné. Comment ai-je pu passer quasi 17 ans à subir ces semaines de menstruations sans tenter de trouver une solution qui me faciliterait la vie ???

Oui, être réglée, ça a toujours été un calvaire.
Peut-être d'autant plus que je ne souhaite pas enfanter et qu'il s'agit là d'un mécanisme biologique dont je ne vois absolument pas l'utilité. Ceci est une autre histoire, nous parlerons peut-être "enfants" un jour futur...

Mes règles ne sont pas très douloureuses, ce n'est pas ce qui gêne. Par contre, j'ai toujours la désagréable sensation de sentir mauvais. Et je finis toujours par avoir les parties intimes qui démangent et s'irritent. Sans compter que j'ai l'impression de porter un lange quand je mets des serviettes, ou que je trouve les tampons répugnants. Bref, je déteste être réglée.

Eh bien, d'un coup d'un seul, j'ai décidé de tout changer.

J'ai acheté :
- une "coupe menstruelle" (ou "cup") ;
- des serviettes hygiéniques lavables.

Et cela a changé totalement ma vie !

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6 décembre 2015

Samu social

Ça y est. J'ai enfin franchi le pas !
Je suis devenue marraine du Samu Social.

Il y a quelques jours, des enfants m'ont demandé pourquoi je n'avais pas acheté de bougie Amnesty.
Il y a tellement d'associations auxquelles "offrir une modeste contribution"... Il faut sélectionner si l'on ne veut pas se retrouver submergé... Certains aimeraient aider toutes les bonnes oeuvres, mais qui en a réellement les moyens ? Alors il faut choisir les causes pour lesquelles on décide de "se battre" un peu ou beaucoup...

Le Samu Social est une cause qui me tient très fort à coeur. Encore plus depuis quelques temps. Et pourtant, je n'avais jamais fait davantage que me renseigner via leur site internet. Ils ont placé un stand à quelques reprises près de chez moi, mais je ne m'y suis pas arrêtée. Pas le temps, trop de monde, toutes les excuses sont bonnes.

Aujourd'hui, j'ai profité du marché de Noël bruxellois. Pardon, des "Plaisirs d'hiver".
J'ai eu le coeur gros à de nombreuses reprises. C'est la première fois que je vois tant de sans-abris et mendiants au marché de Noël. Ils ne sont pas forcément envahissants. D'ailleurs, ceux qui me touchent le plus sont ceux qui restent assis dans un coin et ne se font pas remarquer.
Bref, j'ai pris de plein fouet la réalité de la rue. Sans compter que ce matin, je suis retombée par hasard sur un reportage de "Question à la une" où un journaliste s'est glissé dans la peau d'un SDF pendant 6 jours et nous faisait découvrir la difficulté pour ces gens de trouver un toit pour la nuit.

Et ce soir, la tente du Samu Social m'attendait. Comme une réponse à l'interrogation que je n'ai pu éviter de me poser : "Que puis-je faire ?"

En trois minutes, c'était fait. Une jeune femme m'a expliqué les actions de cette association. J'ai rempli une fiche de domiciliation. J'ai sélectionné le montant "pré-encodé" le plus petit : 6,50€ par mois. Mais en sachant qu'il peut augmenter ou diminuer quand je le souhaite, selon mes envies ou plutôt mes capacités.
Ce à quoi ça va servir ?
À créer une maraude de jour. Des gens qui iront à la rencontre des démunis dans la journée, pas seulement entre 17et 5h.
Sans compter les autres actions du Samu Social qui nécessitent un financement : l'hébergement d'urgence, l'hospitalisation gratuite, la permanence téléphonique, ...

Trois minutes. 6,50€ par mois. Déduction fiscale en fin d'année.
Je ne peux que vous encourager à faire de même !

https://www.facebook.com/Samusocial

1 décembre 2015

Le coup de foudre...

Cette chose étrange, insondable, en laquelle je ne crois pas, mais dont j'ai pourtant été témoin !

Un jour que j'allais au restaurant avec une parente, voilà qu'elle entre la première, est saluée poliment par le serveur, lequel me "découvre" ensuite et... n'a plus d'yeux que pour moi !

Il apporte les menus à table, me dévorant des yeux. Mon acolyte me laisse seule, s'absentant aux toilettes à deux ou trois reprises, vile traitresse, afin de "forcer le destin"... Il en profite chaque fois, venant s'enquérir de ma santé, prendre mon avis sur le repas et me poser deux-trois questions...

Je suis gênée, mal à l'aise. Outre que je ne suis pas un canon de beauté et donc pas du tout habituée à plaire, encore moins au premier coup d'oeil, il y a cette petite voix qui me dit : "Le coup de foudre, ça n'est pas possible, ça n'existe pas !"

Au final, j'en suis ressortie avec une inquiétude... C'était tellement bizarre qu'il devait s'agir d'un simplet. Ou d'un malade mental. Voire carrément d'un psychopathe. En tout cas, il ne pouvait être sain d'esprit et son insistance, pourtant très correcte car aucun de ses mots n'a été déplacé, il n'a fait aucune proposition, n'a même pas tenté de me communiquer son numéro de téléphone (non, aucune note de tristesse là-dedans ;-) )...

Alors, oui, le coup de foudre doit exister. Je l'ai vu et j'ai détesté ça. J'aurais adoré s'il avait été réciproque, évidemment.
Mais quand même... Tomber amoureux au premier coup d'oeil ?! Et cela peut déboucher sur quelque chose de sérieux ?! Vraiment ?! Je n'y crois pas !

25 novembre 2015

Retour à l'école malgré la peur...

À la question que se posent tant de parents :
"Faut-il remettre les enfants à l'école ce mercredi 25/11 ?"
...

Personne ne sait de quoi demain sera fait, où et quand frapperont les terroristes...
Et s'ils me fichent aussi la trouille, je me rends compte que je ne peux et veux pas rester terrée chez moi, même si je vais me montrer plus prudente en évitant certains lieux et moments.

Personne ne sait si les enfants auront vraiment la trouille ou si, au contraire, ils seront ultra rassurés par la présence policière et contents de retourner à l'école. Personne ne peut présager de leur réaction, même si on peut supposer qu'elle sera influencée par l'attitude des parents... et personne ne peut juger ceux-ci s'ils ont peur !
Mais il faut, selon moi, laisser aux enfants l'occasion de reprendre une existence la plus normale possible, avant qu'eux aussi, ils aient une angoisse terrible en eux. Pour l'instant, leur existence n'a pas encore été "trop chamboulée". Je crois que les garder chez soi, au niveau de la gestion de leurs peurs, c'est pire que de les ramener à l'école.

Pour ce qui est de la sécurité, à chacun de choisir le risque qu'il décide de prendre...
À mon sens, école, immeuble privé, grand magasin, évènement, métro ou parc public, finalement, il y a bien peu de différences dans les yeux d'un terroriste.
Si un attentat est envisagé, peu importe la cible, elle touchera des innocents qui auront été là "par malchance" et ce sera dégueulasse. Et qu'on mette un policier à l'entrée de l'école, un militaire devant un parc ou une sonnette avec vidéo pour ouvrir un immeuble, finalement, je ne suis pas du tout convaincue que ça empêche des salauds de commettre leurs actes.
La menace est là et on n'est à l'abri nulle part. Alors l'école ou ailleurs... Cette décision-là, c'est la seule chose à laquelle doivent réfléchir les parents : vont-ils prendre un risque en mettant leurs enfants à l'école ou prendre un risque en restant chez eux ou le prendre en prenant l'air dans la rue, ...
C'est à ça que les parents doivent réfléchir. Au risque qu'ils sont prêts à prendre, pour le bien tant physique que mental de leurs enfants.
Et personne ne pourra les blâmer, quel que soit leur choix.

Moi, instit, je vais bosser.
Et je veux que les enfants qui me sont confiés puissent partager leurs émotions, s'exprimer entre eux, laisser sortir ce qui les stresse ou dire qu'ils n'ont pas peur si c'est ce qu'ils ressentent. Qu'ils parlent ! Qu'ensemble, on surmonte le climat de terreur installé. Qu'ensuite on poursuive notre vie, qu'on prépare l'avenir en apprenant, parce qu'il y a un avenir et qu'ils en sont les futurs acteurs.
Aux parents, je ne peux pas garantir la sécurité de leur progéniture, malgré toutes les mesures prises (et ces mesures sont réelles). Mais ce que je peux garantir, c'est que je les aiderai à se sentir bien et à créer, dans ma classe, dans mon école, un climat où la peur ne prendra pas le dessus.

C'est tout ce que j'avais à dire.

24 novembre 2015

La vie Ma vie

 

Les attentats ont changé ma façon de voir tant de choses...

Si vous étiez dans ma tête, vous auriez peur.
Cela se résume en deux phrases :
"J'aime ma vie. Je n'aime pas la vie."
Avec toutes leurs réflexions annexes,
toutes les conséquences qu'elles impliquent.

 

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23 novembre 2015

Alerte maximale

4 jours d'alerte maximale !
QUATRE PUTAINS DE JOURS !

Quand je disais que ça ne pouvait qu'empirer...

:-(

Pas envie de crier, pas envie de pleurer.
Je suis juste effarée de la tournure des évènements.
Et... désespérée.

Oui, ça doit être LE bon mot.

20 novembre 2015

Pourquoi les attentats nous touchent-ils tant ?

Nombre de personnes s'étonnent de la place
que prend l'attentat de Paris dans l'actualité.
Pourtant...

Nous savons tous qu'il y a des accidents de voiture dans notre pays. C'est triste, on le déplore, mais ça s'arrête là. Ne serons-nous pas plus concernés quand cela nous touchera personnellement, nous, nos proches ou nos voisins ?
C'est un peu pareil... La France, c'est notre voisin, c'est nous, c'est juste à côté. On se rend compte que c'est proche, pas seulement dans des pays lointains. On prend conscience que l'horreur peut nous toucher aussi. Bref, l'homme se concentre plus facilement sur les problèmes qu'il "voit" que ceux qu'il "sait". C'est ainsi...

Ensuite, nous faisons partie de l'Union européenne... Un espace créé dans un but avoué de paix sur notre continent ! Et voilà que la guerre frappe en son sein ! Qui pourrait dire qu'il n'est pas légitime de, soudain, s'inquiéter de l'évolution de "notre monde" libre et pacifique ? Qui pourrait s'étonner que l'on se mettre à craindre pour nos vies ?
Qui pourrait reprocher à nos médias de nous empêcher d'oublier les faits ? Il est de leur devoir de nous ouvrir les yeux, à nous citoyens, sur ce qu'il se passe, de trouver des explications, afin que chacun puisse agir à son niveau, en toute connaissance de cause. Il faut commencer par agir ici, sans oublier là-bas... L'un ne va pas sans l'autre, et maintenant, on le sait. Grâce aux médias. N'en déplaise à leurs détracteurs.

J'ajouterais que se sentir (enfin) concerné par l'avancée de l'État Islamique, par ses actes ignobles menés dans divers endroits du monde, c'est important, c'est bien. Et s'il a fallu du temps, ce n'est pas grave. Cessons de blâmer ceux qui "découvrent" le terrorisme. Cessons de blâmer ceux qui parleront prioritairement des attentats de Paris, éludant ceux d'ailleurs. Au final, ce qui compte, c'est ce que l'on met en place pour lutter.
Il ne faut pas se tromper d'ennemi... L'ennemi n'est pas le citoyen lambda, même s'il est et reste centré sur lui-même, l'ennemi, c'est Daesh. Point.

Enfin, d'une façon symbolique, merde, c'est Paris, la ville de la Révolution française, évènement capital, qui, s'il faut le rappeler, marque un réel tournant dans notre Histoire à tous. La Révolution française, date du début de l'Époque contemporaine ! La Révolution française, ayant mené aux Droits de l'Homme ! S'attaquer à la France, c'est s'attaquer à ce symbole de l'Humanité ! Et par conséquent, le monde se sent visé, bien plus qu'avec les attentats commis ailleurs, et c'est normal, plus que normal !!

19 novembre 2015

L'après-attentats

Après quelques jours de cafard,
La vie reprend son cours...
Mais dans ma tête, dans ma vie, tout a changé.

Je prends le métro ou me promène quelque part, avec une idée en permanence en tête : je pourrais mourir ici. Une bombe. Des armes. Une prise d'otage. J'imagine la douleur, je visualise les dernières pensées que j'aurais. Mon imagination n'est pourtant guidée par aucune peur, tristesse ou colère. C'est une sorte de résignation, de défaitisme, de réalisme.

Je sélectionne les activités que je fais et choisis les moments les moins propices. Ceux où il n'y aura pas trop de monde. Et donc où j'espère qu'ils seront "moins attirants" pour des terroristes, qui veulent faire un maximum de victimes.
J'espère que mes proches font de même, qu'ils prennent soin d'eux, sont prudents, et que je n'aurai pas à pleurer l'un d'eux.

En fait, je ne me demande pas si, un jour, il y aura un attentat ici, qui me touchera, peut-être me tuera, ou une personne qui compte pour moi.
Non, ce que je me demande, c'est QUAND.

Ai-je peur ? Oui et non.
Je n'ai pas particulièrement peur des attentats, de la guerre qui nous a atteints. Quant à la mort, elle ne me fait pas peur, elle ne m'a jamais fait peur.

La vie n'a pour moi pas de sens. C'est à MA vie que je veux donner du sens.
Et celui-ci passe par toutes les personnes qui me sont chères, par mon optimisme au quotidien, par ma force à m'émerveiller d'un rien, à profiter de la beauté de la nature, des petits bonheurs du quotidien.

Les attentats et la guerre qui atteignent nos contrées pourraient balayer d'un coup tout ce qui fait mon bonheur.

C'est très égoïste comme pensée...

En fait, j'ai peur de perdre le sens de ma vie.

Et si la guerre devait s'intensifier, les attentats se régulariser, le quotidien s'obscurcir, je sais que vivre me deviendra difficile. Oui, c'est de ça, et uniquement de ça, dont j'ai peur.

14 novembre 2015

Attentats de Paris

Se taire...
Pour ne pas rentrer dans des débats stériles.
Pour éviter toute parole qui pourrait être mal interprétée.
Pour laisser la place à la tristesse avant que la colère l'emporte.

Se taire.

31 octobre 2015

Le fou de la forêt noire...

 

Une petite histoire mignonne à raconter au coin du feu…
(souvenir d'un récit qu'on se racontait chez les scouts)

 

L’histoire se déroule dans la Forêt Noire.

Un jeune couple, durant sa lune de miel, la traverse en voiture. Soudain, le véhicule se met à tousser avant de s’arrêter. Panne sèche.

L’homme, prévenant, dit à sa belle de rester dans la voiture tandis qu’il se rend à pied chercher de l’aide, parce qu’il irait plus vite seul.

L’épouse s’installe confortablement sur son siège, écoutant distraitement la radio.

« Flash info : un fou s’est échappé d’un asile à proximité de la Forêt Noire. Il est très dangereux. Soyez particulièrement prudents et évitez de sortir de chez vous tant qu’il n’a pas été retrouvé. »

Elle s’inquiète, ferme toutes les portes de la voiture. Elle n’est pas à l’aise. Cela fait longtemps que son compagnon est parti et elle l’attend impatiemment.

La nuit tombe doucement et la forêt devient de plus en plus sombre.

La musique émanant de la radio ne suffit pas à lui changer les idées… Elle prie pour que son mari revienne rapidement et qu’ils puissent s’en aller de cette forêt obscure.

Elle parvient à retrouver son calme et somnole lorsque, tout à coup, un grand boum ! sur le toit de la voiture la sort de sa torpeur…

Quelque chose semble s’être abattu sur l’auto et la dame n’ose sortir afin de vérifier… Une branche d’arbre, surement, pense-t-elle, peu rassurée.

Poc. Poc. Poc. Poc.

Un bruit sourd retentit au-dessus d’elle…

Poc. Poc. Poc.

Quelque chose cogne incessamment le toit de la voiture…

Poc. Poc. Poc. Poc. Poc. Poc.

Elle se recroqueville, n’ose pas bouger…

Poc. Poc.

Cela dure de longues minutes…

Poc. Poc. Poc. Poc.

Les minutes se transforment en heures, la femme n’en peut plus d’angoisse.

Poc. Poc. Poc. Poc. Poc.

Poc. Poc. Poc.

Poc. Poc. Poc. Poc. Poc. Poc. Poc.

Toutes sirènes hurlantes, des véhicules de police arrivent de tous côtés.

Poc.

Plus aucun son ne venant d’au-dessus d’elle, le silence semble s’être fait…

« Veuillez sortir du véhicule et avancer très lentement vers nous », hurle un homme par le hautparleur de sa voiture.

Il ajoute : « Surtout, ne vous retournez pas ! Avancez lentement en regardant droit devant vous ! »

Son cœur battant la chamade, la femme ouvre la portière et marche vers les policiers… Mais elle ne respecte pas la dernière injonction de l’agent et se retourne.

Ce qu’elle voit la glace d’horreur.

Sur la voiture se trouve le fou échappé de l’asile, tenant à la main ce qu’il ne cessait de taper contre le toit de la voiture : la tête de son jeune époux...

 

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