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Citations-réflexions

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24 mars 2016

Dépassée

Suis-je la seule à me sentir dépassée ? J'ai l'impression que tout va trop vite autour de moi. Je ne parviens pas encore à comprendre ce que je ressens, à essayer de mettre des mots dessus... La vie suit son cours normal, peut-être trop normal, l'enquête ne cesse d'avancer, les politiques se tirent déjà dans les pattes... On n'a pas encore les noms des victimes que les hommages pleuvent, que les messages d'espoir foisonnent, les mercis aux héros du jour, les félicitations aux forces de l'ordre, ... Je n'en suis pas là, je suis comme anesthésiée, je ne sais pas quelles sont les émotions qui me dominent, mais je sais que j'ai l'impression que ça a eu lieu il y a deux semaines déjà quand je vois comment les choses se passent "pour les autres", alors que je suis encore bloquée au stade "il s'est passé quelque chose ?"... C'est étrange de ne pas trouver les mots pour parler de ça, moi qui maitrise généralement bien l'écrit. Mais quand c'est vide en soi, comment faire sortir quelque chose de sensé ? Je me sens vide, et je ne sais même pas si c'est parce que tous ces évènements ne me touchent pas trop, ou au contraire parce que ça me touche trop. Oh, je vais bien, je continue à vivre, moi aussi, à reprendre ma routine quasi comme si de rien n'était, à rire avec mes proches, etc., et je ne comprends juste rien. Je ne comprends même pas ce qui se passe en moi. Je parle de ces attentats et de ce que j'ai vécu de mon côté, je réponds aux questions des enfants qui me sont confiés, de façon totalement factuelle, je souris aux blagues, souvent d'humour noir, des gens qui me sont proches, je participe aux discussions, parfois d'un hochement de tête ou de quelques mots, mais... Je ne sais pas. Je me sens vide d'émotion, vide d'intérêt, vide de tout. Je ne suis pas déprimée, mais je suis lessivée. Je n'ai pas peur, mais je suis perturbée. Je sais tout, mais je ne réalise rien. À dix minutes près, je ne me poserais pas la moindre question, mais mes proches seraient dans le désarroi, et moi, là, je reste dans un état second, hors du temps que vivent les gens autour de moi, regardant tout cela comme de l'extérieur, sans comprendre tout ce déferlement de témoignages en tous genres, d'émotions contradictoires, de réactions multiples, en trouvant juste que "c'est trop tôt, je suis pas prête". Dépassée je suis.

Tout ce que je dis n'a peut-être pas de sens... Ne vous sentez pas obligés d'essayer de comprendre, je n'en suis pas capable moi-même ;-)

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22 mars 2016

Attentats à Bruxelles

 

22 mars 2016, 7h30, je me lève… Plus tard que d’habitude : aujourd’hui, je ne vais pas à l’école, j’ai une formation près du City 2. Contente de ma « mini grasse mat’ », je me prépare. J’ai l’intention de partir de chez moi vers 8h30.

8h10, je suis prête, j’ai été très rapide ! J’ai un peu de temps, alors je commence à faire un « article » pour le site de l’école. Mes élèves ont rédigé de beaux textes que je veux partager…

8h30, je n’ai pas fini. J’ai rendez-vous à 9h30 pour ma formation, je pense que j’arriverai à temps si je démarre dans dix minutes… Je continue mon travail.

8h42, fini, enfin, je poste l’article. Je ne stresse pas pour ma journée, j’arriverai tout juste à l’heure… Vais encore un peu trainer… Je serai peut-être un peu en retard, c’est pas si grave… Je n’ai pas envie de me dépêcher.

8h47, je mets mon article en lien sur Facebook. Puis je me dis que j’exagère, que je vais vraiment arriver trop tard, que je devrais démarrer… En fait, je déteste être en retard, ça ne se fait pas…

Alors, je presse l’allure. Je m’habille en deux-temps-trois-mouvements et je sors, soudain motivée à me dépêcher ! Je cours presque, pour attraper mon métro.

Mérode, Schuman, Maelbeek, Arts-loi.

Je descends, il doit être 9h03, si ma mémoire est bonne.

Je change de quai pour prendre une autre rame, m’amuse de voir des militaires plaisanter avec des gens de la STIB qui prennent en photo des tags sur les murs tout neufs de la station…

Trois minutes après, mon métro arrive.

Arts-loi, Madou, Botanique, Rogier. J’y suis.

Vers 9h15, dans le bâtiment de ma formation, je rejoins mes collègues qui m’accueillent d’un : « Tu arrives en métro ?! »

Et c’est là que j’apprends ce qui vient de se passer. Un peu surprise, je n’comprends pas bien, demande des précisions, n’y crois pas vraiment, m’étonne de n’avoir rien remarqué…

Puis, prenant conscience de l’ampleur de ce qu’on me raconte, mes pensées vont à mes élèves, mes collègues, avec lesquels je ne suis pas, et qui vont vivre une journée difficile. Je préviens ma directrice : on est parfois dans un monde à part à l’école, pas au fait des actualités, alors je veux m’assurer qu’elle soit au courant.

Commencent les échanges de SMS avec ma famille, mes amis, mes collègues. Merci à eux pour leurs messages ! Merci d’avoir pris de mes nouvelles… et donné des vôtres !

Autant dire que notre formation du jour n’est pas très productive…
Je regrette d’être là, je veux retrouver mes élèves, être auprès de ma classe !
L’anxiété est présente, les sirènes ne cessent de retentir en ville.
Certains collègues sont, évidemment, accroché aux informations et poussent des « oh d’effroi » à chaque nouveau renseignement qui tombe.

Petit à petit, chacun s’organise pour trouver un moyen de rentrer chez lui. L’équipe se vide au compte-goutte.

15h15 environ, nous sommes encore 5. On descend pour sortir du bâtiment, sans savoir que faire pour rentrer. On tente d’arrêter un taxi, sans succès. Le climat est anxiogène, sirènes, voitures en nombre, gens perdus, inquiets, qui se demandent que faire.

Il parait que la gare du Nord va rouvrir, ce qui arrange certains de mes équipiers. Alors, trois d’entre eux se dirigent par là, et je reste avec une autre, qui n’est pas rassurée à l’idée de prendre le train…

Taxis injoignables. Je décide que je rentrerai à pied, vers 17h, si on n’a pas trouvé d’autre solution entretemps. Ma collègue, elle, attend des nouvelles de sa famille, qui pourra peut-être venir la récupérer à Bruxelles, ou envisage de dormir à l’hôtel.

Vers 16h15, on choisit de quitter le bâtiment et d’aller boire un verre en attendant… On voit passer des taxis. À tout hasard, on leur fait signe. Et l’un s’arrête.

16h40, je suis chez moi. Je prends mesure de ce qui s’est passé.

Waw, à quelques minutes près… Le métro… Si j’avais continué à trainer… Brrr !

Je suis un peu dépassée. Toute la journée, j’ai eu des informations par personnes interposées, des bribes de nouvelles… Je sais sans savoir, je me demande comment la journée s’est déroulée pour les enfants à l’école…

Complètement dépassée, c’est le bon mot.

Je me rends compte que je vais devoir parler de tout ça avec mes élèves demain. Et là, je ne m’en sens pas capable. Il me reste quelques heures pour m’informer efficacement, gérer le choc, digérer… Et pour être suffisamment sereine demain.

Je voudrais terminer ce message par quelques mots pour vous tous, qui me lisez. Mais que dit-on dans pareilles circonstances ?! Je ne trouve pas, je ne sais que dire… Alors excusez-moi d’arrêter là. Je ne peux que vous souhaiter de prendre soin de vous… Et espérer pour nous tous que demain sera un jour meilleur !

 

20 mars 2016

Témoignage

Récemment, mes élèves de 6ème primaire ont pu entendre le témoignage d'un homme, Marka Syfer, ayant vécu durant la Deuxième Guerre Mondiale.

Cet homme avait 8 ans. Il a fui les bombardements en partant vers la France. Il s'est retrouvé enfermé avec sa maman dans un camp "de transit". Il a été maltraité et affamé, comme tous les autres... Son frère et sa soeur, plus âgés, n'étaient pas dans le camp. Sa soeur, membre d'un réseau de résistance, a planifié un plan avec sa maman... Souvent, les plus jeunes enfants étaient autorisés à sortir du camp, parce que les soldats savaient qu'ils ne s'éloigneraient pas et reviendraient auprès de leurs parents. Un matin, la mère du jeune Marka lui a dit de s'enfuir, prendre le train, qu'il rencontrerait une dame qui s'occuperait de lui et le ramènerait auprès de sa soeur. C'est ainsi qu'il s'est évadé. Et que sa maman s'est sacrifiée, emmenée en train vers un camp d'extermination quelques jours après.

Monsieur Syfer a terminé son témoignage d'une façon poignante. Il a expliqué aux enfants ce qu'est un "négationniste". Puis, a ajouté : "Je deviens âgé. Je n'en ai plus pour longtemps. Bientôt, toutes les personnes ayant vécu dans les camps seront disparues. Alors je compte sur vous. Je compte sur vous pour ne pas laisser les négationnistes dire que tout ça n'a pas eu lieu. Je compte sur vous pour leur dire que vous, un jour, vous avez rencontré quelqu'un qui avait vécu tout cela ! Vous êtes mes héritiers !"

Certains enfants ont pleuré. Il m'a tiré une larme, à moi aussi... Et pourtant, j'en ai vu et lu, des témoignages de la guerre !

Voici des extraits de réactions des enfants, qui ont écrit une lettre à cet homme.

- Vous avez vécu beaucoup de choses qui vous ont marqué. Des choses atroces, sans limites...
- Vous avez eu beaucoup de chance car vous en êtes sorti indemne... Votre mère s'est sacrifié pour vous et vous a sauvé la vie. Soyez heureux !
- Vous nous avez raconté votre histoire, j'ai été plongée dedans. Je vous remercie de nous avoir fait preuve de ce témoignage.
- Peut-être qu'être Juif n'était pas bien avant, mais mainenant, vous pouvez en être fier. Les émotions se transmettent, comme les histoires.
- Vous avez fondé une famille et je suis sûr qu'en haut, votre maman est fière de vous !
- Votre discours m'a énormément touchée. Il était si bien décrit que je m'y trouvais avec mes proches.
- Non à tout ça, plus jamais.
- Vous m'avez appris beaucoup de choses et je transmettrai le message aux négationnistes.
- Merci monsieur pour votre magnifique exposé.
- Je vous fais une promesse : quand je verrai un négationniste, je le traiterai de menteur.
- Un jour, je crois que je vais organiser ou rejoindre une organisation qui aide toutes les personnes qui essaient d'éviter la guerre.
- Je suis triste car votre mère est décédée, mais pensez au bon côté ; grâce à elle, vous êtes vivant et vous avez des enfants, vous avez une belle vie.
- Ça m'a beaucoup touché que vous ayez dit que nous sommes vos héritiers. Si je vois un négationniste, je vous promets de lui dire que c'est un gros menteur !
- Comment des êtres humains ont-ils pu créer ça ?
- Je suis désolé et triste pour tout ce qui s'est passé dans votre enfance, tout ce que vous avez vu, entendu et subi, c'est horrible.
- Vous avez bien fait de vous enfuir... Merci beaucoup. Unis pour la vie, catholiques, protestants, musulmans, orthodoxes, juifs, ... Vive la liberté.
- Vous pouvez être sûr que je dirai aux négationnistes que j'ai vu et entendu une personne qui a vécu pendant la Deuxième Guerre Mondiale et qu'ils ont tort.
- J'ai beaucoup aimé votre histoire, je vous apprécie. Avec respect.
- Merci pour votre histoire.
- Je saurai vous rendre hommage, vous êtes un grand homme pour moi. Que la paix soit avec vous.

Eh bien, je lis tout ça, et je me dis : mes élèves sont merveilleux... Et ce témoignage n'est pas tombé dans les oreilles de sourds !

Paix

28 février 2016

Green science

 

Si, comme moi, vous êtes distraits et avez acheté comme cadeau pour un enfant le kit "Pile naturelle" ("Enviro Battery") sans vous assurer d'y trouver les instructions en français, je vous propose de télécharger ces dernières ci-dessous...

J'ai simplement remis en page ce qui est en téléchargement libre sur le site de Green Sciences.

Ensuite... Bon amusement !

GreenLab_Pile_naturelle

6 février 2016

La réforme de l'orthographe BIS

 

Renseignez-vous avant de partager n'importe quoi sur les réseaux sociaux...

Mon instit de 6ème primaire en enseignait déjà, des règles de cette réforme !
Si ça tient, les gens l'utilisent tous les jours, sans même s'en rendre compte !

N'oubliez pas, enfin, que rien n'est obligatoire et que si vous êtes attachés aux accents circonflexes sur les i et u comme "île", ben personne ne vous obligera à les enlever.

Il faudrait se battre pour des choses qui en valent la peine, pas faire des drames pour des petites réformes qui datent de Mathusalem, qui sont mal comprises, qui ne sont obligatoires pour personne, bref, qui n'ont aucune incidence sur la vie qu'on connait, aucun lien avec le niveau scolaire et un quelconque nivellement par le bas...

Je ne sais pas moi... Tous ces gens qui s'insurgent contre cette pseudo-réforme ne pourraient-ils pas plutôt se mobiliser pour le don de sang, la recherche contre le cancer, la problématique des réfugiés, la tolérance, l'environnement, l'aide aux sans-abris, ...

La réforme de l'orthographe n'est pas un débat, n'a pas à être discutée ou à faire l'objet de "pour ou contre". Il n'y a pas à se révolter contre quoi que ce soit puisqu'elle n'est en rien contraignante. Il n'y a pas à se mobiliser pour le "retour à l'ancienne" puisqu'elle est toujours d'application aussi.

Bref, pitié, stoppez cette mascarade !

 

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5 février 2016

La réforme orthographique

 

Faut arrêter avec cette réforme !

1) Elle est DÉJÀ d'application chez nous !!! Bien sûr, tout le monde ne l'utilise pas, tous les manuels non plus, toutes les revues non plus. Mais il y en a. Vous n'avez rien vu ? C'est parce qu'elle n'a rien de très choquant.

2) Elle est DÉJÀ enseignée. Pour ma part, mon instit de 6ème primaire l'enseignait déjà... J'ai 32 ans, je vous laisse faire le calcul.

3) Elle est FACULTATIVE. Ça veut dire que si vous comptez ignorer les rectifications, c'est votre droit ! Que si vous voulez que votre gamin continue à utiliser les mots dans leur graphie traditionnelle, c'est votre droit. Et que l'enseignant ne pourra pas le sanctionner.

4) Le changement a lieu en France. Ici, rien ne change. À savoir que tous les pays francophones RECOMMANDENT aux professeurs d'enseigner la nouvelle orthographe. Pas d'obligation... Sauf que maintenant, il semblerait que cela devienne obligatoire EN FRANCE. Mais cela ne veut pas dire que les gens qui ne l'utilisent pas seront sanctionnés !

5) Avez-vous seulement pris la peine de vous informer sur ce qui change réellement ?! Parce que NON, l'accent circonflexe ne va pas disparaitre, et justement pas sur un mot comme sûr !!!! Allez, je vous fait un petit topo des choses qui changent vraiment, et qui font, certes, bizarre au départ, mais auxquelles on s'habitue parfaitement...

- Les accents circonflexes peuvent être enlevés sur les I et les U. Pas sur les E, O, A. Et pas quand il risque d'y avoir confusion entre deux mots (sûr/sur, du/dû, cru/crû, ...) ! Ben oui, contrairement à ce que pensent les gens qui critiquent sans se renseigner, la nouvelle orthographe ne bannit pas la notion d'homophones, lesquels doivent être différenciés graphiquement !

- Certains mots composés peuvent être écrits sans tiret. Oué, c'est moche : piquenique, chauvesouris, ... Mais bon, après les avoir vus écrits comme ça quelques fois, on ne le remarque plus.

- Les déterminants numéraux peuvent s'écrire avec des tirets partout. Sauf autour de million et milliard, qui sont des noms et non des nombres. Eh oui, parce que vous voyez, la nouvelle ortho, ce n'est pas renier la grammaire ! On doit continuer à être attentifs...

- La conjugaison des verbes en -eler et -eter est toujours semblable, c'est-à-dire en plaçant des accents, comme j'achète, sauf pour appeler, jeter et leurs dérivés. Parce que faut pas déconner, non, la nouvelle orthographe ne va pas modifier des choses à ce point ancrées dans les habitudes.

En gros, c'est tout... Tout ce qui a une incidence sur ce qu'on lit au quotidien. Alors arrêtez votre caca nerveux, c'est juste débile !!!!

 

15 janvier 2016

Charlie Hebdo...

 

J'ai découvert, comme beaucoup, le dessin de Riss sur Aylan et les réfugiés.

Petite réflexion en passant.

Déjà très polémique, les gens "condamnent" l'humour de Charlie Hebdo et de Riss. Et pourtant...

C'est toute la difficulté de l'humour noir : dénoncer des pensées générales de façon choquantes, pour faire réfléchir un maximum de gens.
Le but est atteint, justement, si on se rend compte que ce postulat ("Aylan serait devenu violeur") est stupide, fondé sur rien et que par conséquent, généraliser sur "les réfugiés qui sont tous des gens dangereux" est une ineptie.

Ce dessin est donc parfait.
MAIS n'aurait pas dû sortir de l'hebdo Charlie : trop sensible, vraiment "hard", il n'est destiné au départ qu'aux gens choisissant de lire ce type "d'humour" qui bouscule les pensées.
L'erreur, selon moi, vient donc davantage des lecteurs de Charlie Hebdo ou des suiveurs de Riss, qui font circuler ce dessin auprès de personnes n'ayant pas demandé à être choquées ainsi. L'erreur n'est pas de Riss, qui dénonce ici un fait en suivant clairement la ligne éditoriale de son journal.

(pour les curieux qui veulent être bousculés et qui ne cherchent pas à condamner sans comprendre, voir ici l'image en question :
https://pbs.twimg.com/media/CYmqyt1W8AAO6Eh.jpg)

 

 

23 décembre 2015

De ces choses qui changent la vie d'une femme...

(partie 4 : la cup - points positifs)

Alors, indéniablement, il y a une foultitude de points positifs. Voici ceux qui me semblent les plus importants.

1) Pas d'odeurs

Actuellement, la plupart des serviettes et protèges-slips sont parfumés. Et ces odeurs-là, je ne les aime pas. Avant même de les mettre, ça pue ! Ouf, la cup ne pose aucun souci à ce niveau ! La seule odeur, c'est celle du sang au moment du vidage. Mais c'est autrement moins désagréable que l'odeur tampons-serviettes usagés. Vraiment. Durant la période de mes règles, avec cette protection, j'ai vraiment eu la sensation de sentir "comme d'habitude" ! Qu'est-ce qu'on se sent plus propre, ainsi !

2) Pas d'irritations

Nada. De plus, comme "protection supplémentaire", j'avais choisi des protèges-slips lavables. Ça aussi, c'est cool. Quand on maitrise la cup, je crois que ces suppléments ne sont plus nécessaires. Mais dans un premier temps, j'étais contente de les avoir. Et donc, un protège-slip lavable, c'est un truc tout fin absorbant, qui s'attache à la culotte et qui est fait en matière "normale" (coton, ...), avec comme seuls produits, ceux de lessive "normale". Si je supporte mes sous-vêtements, qu'ils ne m'irritent pas, il n'y a donc aucune raison que les PSL soient irritants. Au final, ma "foufoune" est nickel et n'a pas du tout besoin de quelques jours pour "se remettre", contrairement avec les tampons et serviettes hygiéniques.

3) De -1 à +1

Autrement dit, on peut mettre la cup préventivement, quand on se rend compte qu'on va bientôt être réglée, et jusqu'à la toute fin, voire un peu plus si on a peur d'une goutte résiduelle. Ça aussi, c'est tout confort ! Et vachement rassurant. Et aucun risque pour la santé (genre SCT typique avec les tampons). Sans compter que 12h comme maximum, c'est aussi nettement faciliter la vie (par exemple pour passer de bonnes nuits complètes, bien protégée).

4) Facile

Oui, c'est vrai, c'est simple. Et de plus, on apprend super vite ! On se retrouve donc rapidement à l'aise avec la chose ! Une fois qu'on a "pris la main", ça va comme sur des roulettes. Et on se sent vite "pro".

5) Zéro déchets

Donc, pas besoin de poubelle ! Oui, parce que je sais pas vous, mais moi, je me retrouve souvent à devoir trimballer mon tampon ou ma serviette sale, emballé dans ma poche parce qu'il n'y a pas de poubelle dans le WC. Après, je croise le doigts pour parvenir à le jeter discrètos, et je déteste ça. De plus, comme l'eau n'est pas indispensable, le plus nul des WC (avec chasse à eau, tout de même) peut convenir. Zéro déchets et plein de facilité.
MAIS un lavabo me semble indispensable pour l'après-vidange (faut se laver les mains, quoi) et éventuellement l'avant (question hygiène, c'est recommandé de se laver les mains avant d'aller vider la cup). Cela dit, la plupart du temps, vous serez chez vous pour enlever/remettre la coupe menstruelle, donc vous n'aurez pas de souci !

BREF

Vous l'aurez compris : n'hésitez plus !

Elles sont achetables sur le net (discrétion assurée) mais également chez Di (facilité).

20 décembre 2015

De ces choses qui changent la vie d'une femme...

(partie 3 : mes "trucs")

Bon, passons à la pratique.
Je vais faire simple, sans utiliser de mots ultra-scientifiques ou chercher à faire de belles phrases. L'important, c'est que ce soit clair ;-)

Assise sur le wc, les jambes écartées, il faut y aller avec les deux mains.
Je suis droitière.
La main de gauche ouvre les lèvres pour faire un passage à l'objet.
Celle de droite insère l'objet.

Une fois le pliage effectué, j'ouvre donc, je me détends (indispensable) pour faire entrer le début de la cup dans le trou. Une fois l'insertion débutée, je pousse doucement sur le bas de la cup, afin de la faire entrer. Pas besoin d'enfoncer mon doigt à ce moment. La cup ne doit pas aller loin. D'ailleurs, une fois la coupe "à l'intérieur", je retire mes doigts et laisse mon vagin faire le travail de placement. Oui oui, j'ai remarqué que l'objet allait se placer de lui-même au bon endroit. Souvent, la cup se déplie seule à ce moment-là, mais pas toujours.

Ensuite, je m'assure que la cup soit dépliée. Et là, c'est la partie où il faut être à l'aise avec son corps et vraiment y aller avec le doigt. J'enfonce mon doigt et le fais passer entre la paroi du vagin et la cup. Ensuite, je fais le tour dans cet espace. Cela me permet de constater s'il y a un endroit du silicone qui est plié ou non. En général, faire le tour (plusieurs fois si nécessaire) suffit à déplier la cup. Si pas, il faut chipoter un peu.

Au moment de l'enlevage, je commence par vérifier que des feuilles de papier toilette soient déjà accessibles. Ensuite, je me rassieds comme au départ, jambes écartées, et j'utilise les deux mains. Ici, avec la droite, je dois enfoncer deux doigts, pouce et index. Je trouve la tige, la suis jusqu'à arriver au bas de la cup, que j'attrape entre mes deux doigts et que je pince. C'est là que je sens et entends l'effet-ventouse s'arrêter. Après, je continue à me détendre et je tire vers le bas, en "poussant". Oui, comme si on accouche, je suppose. Si c'est difficile, je le fais par "à-coups", tac-gauche, tac-droite, tac-gauche, jusqu'à ce qu'un bout sorte et que je tire plus franchement.

Je vide l'objet, le rince si possible, sinon je l'essuie au PQ, puis je le replie et le réinsère aussi vite.

Et voilà !

19 décembre 2015

De ces choses qui changent la vie d'une femme...

(partie 2 : la cup - des débuts difficiles)

Je vous passerai la partie sur ce qu'est la coupe menstruelle.

Ceux qui se posent la question n'ont qu'à voir ici : http://www.easycup.fr/index.php

coupe-menstruelle-tiges

J'ai trouvé toutes sortes d'avis sur le net. Avec lesquelles je suis d'accord ou non. Je vais donc les passer en revue et vous dire ce que j'en pense.

1) Cet objet peut paraitre inquiétant par sa taille.

C'est vrai. Et c'est faux. En fait, ce qui surprend, c'est qu'on va devoir "s'enfoncer ça dans le vagin". Au final, ça se passe assez bien, je vous rassure.
Une fois plié, la taille ressemble à celle d'un tampon. Ou, si vous avez déjà testé les boules de geisha, c'est assez semblable.
Ce qui est "bizarre" et "perturbant", c'est qu'il faut faire entrer cet objet et ses doigts et qu'il faut "vraiment y aller".
Une fille qui n'a pas forcément l'habitude pourrait être facilement perturbée au départ.
Mais j'ose espérer qu'un maximum de femmes ont déjà exploré cette partie de leur anatomie.
Bref, dans tous les cas, je pense que cela finit par apporter à la porteuse une meilleure connaissance d'elle-même, en plus d'un réel confort.
En ce qui me concerne, je n'ai pas de souci à "me toucher" et ça n'a donc pas été gênant.

2) C'est facile à insérer et à retirer.

Alors franchement, la première fois, ce fut difficile !!! En fait, non, les deux premières fois. Si vous lisez le contraire, c'est faux.
Mais ensuite, plus de souci. Et une fois sa "technique" trouvée, ça va facilement.
(NB : vous pouvez lire le descriptif de ma technique dans le post suivant)

Donc, j'ai voulu essayer l'objet.
Ma première difficulté a été de savoir jusqu'où l'enfoncer. Je crois l'avoir mis trop profondément, probablement à cause des tampons qui, eux, doivent être insérés fort loin.
Ma deuxième difficulté a été de placer correctement la cup et m'assurer qu'elle "se déplie" correctement.

Quant à l'enlevage, la première fois, j'ai galéré et stressé un max !!!
Ça ne voulait pas sortir. Effet ventouse ? Entre autres. J'étais surtout stressée et je n'avais pas compris comment faire. J'ai essayé en stressant, puis j'ai abandonné le temps d'aller voir ce que je lisais sur le net, puis j'y suis revenue et j'ai fini par y arriver. Mais du coup, le fait d'avoir essayé sans y arriver et en stressant, ça m'a fait me contracter et c'était très désagréable. Pas vraiment douloureux, mais désagréable. Bon, le tout est de ne pas s'arrêter à ça mais de recommencer !

Le deuxième enlèvement fut beaucoup plus facile, mais aussi bien plus gore. Voyez au point 4 !

3) On n'est pas gênée.

C'est vrai. Bon, au début, j'ai été très gênée par la tige que je sentais. Je l'ai coupée plus courte. Et plus de soucis. Je ne l'ai pas coupée totalement, parce que ça a un côté rassurant. Quand je vais aux wc, je m'assure, sans devoir m'enfoncer un doigt, que la cup est toujours bien en place, qu'elle n'est pas descendue trop bas, simplement en touchant le bout de la tige.

Comme un tampon : on ne sent rien. Ou presque. Personnellement, j'ai toujours eu conscience d'avoir un corps étranger à moi et par moment, je le sens. Alors, ce que je peux dire, c'est qu'en effet, on n'est pas gêné par l'objet, cela ne perturbe pas.

4) On n'en a pas plein les doigts.

Mouahaha, oooh si ! Mon deuxième "enlevage", ça a été l'horreur !!!
J'avais lu qu'on pouvait facilement garder une cup 8 à 12h. J'étais au boulot et comptais la garder toute la journée, soit environ 9h30.
Mais tout à coup, j'ai senti que ça se déventousait... Heureusement, j'avais pris mes précautions en gardant un protège-slip lavable !
Bon, du coup, dès que j'en ai eu l'occasion, j'ai filé aux toilettes.
L'horreur !
La bonne nouvelle, c'est qu'enlever l'objet a été hyperfacile. Déjà déventousé, j'ai à peine du tirer dessus.
Problème : l'objet était totalement plein de sang, mes mains s'en sont couvertes ! J'ai voulu attraper du papier pour nettoyer et ça a "gouté" sur mes sous-vêtements. Quel stress ! Pas de lavabo dans ces toilettes, je n'avais donc à ma disposition que le papier. Le stress aidant, j'ai nettoyé rapidement l'objet avec le papier, puis je l'ai réinséré aussi rapidement (là, ça a été super facile !).
Ensuite, il me restait à nettoyer tant bien que mal le sang sur mes doigts. Heureusement, personne n'était dans les toilettes et donc, une fois sortie, j'ai pu discrètement le laver les mains couvertes de sang, sans que quiconque me voie. Ouf. J'étais à nouveau "fraiche".

Je vous rassure : les fois d'après, j'en ai eu très peu sur les doigts, et c'était enlevable avec un peu de papier. Rien de cata, donc !

Surtout, j'ai compris que j'ai des règles abondantes à un certain moment de mon cycle, et qu'il faut donc que je vide la cup bien plus souvent.
Ainsi, j'ai pris le parti de la vider toutes les quatre heures environ. Et comme j'avais trouvé le "truc" pour l'enlever et la replacer facilement, ça n'a pas posé le moindre souci. Yeeeehaaaa !

5) Et le reste...

Si la cup bouge, oui, on le remarque.

Je suis contente d'avoir pensé à mettre un protège-slip dessous.

À noter aussi : déventouser l'objet, ça fait du bruit. Si vous êtes du genre à ne pas aimer qu'on vous entende faire pipi, un petit prout ou lâcher une crotte,vous pourriez être ennuyée, mais ça dure une fraction de seconde uniquement !

Ce qui m'a le plus rebutée, c'est l'aspect du sang. Après, faut juste le savoir. Ah oui, et le fait que la cup sorte chaude. C'est bizarre.

Un ennui à considérer : j'ai chaque fois dû tirer la chasse deux fois, parce que le sang ne partait pas totalement du premier coup. Autant être informée.

Enfin, rincer la cup (à l'eau, donc) est un avantage agréable, mais ce n'est pas indispensable. Au boulot, je l'enlève, la vide, la nettoie rapidement avec un peu de papier puis je la réinsère immédiatement. Chez moi, je la vide, la nettoie et la réinsère. Facile et rapide.

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